WATTRELOS / RENCONTRE
Nicolas Smet : le tour du monde avec une berlouffe
Publié le jeudi 21 avril 2011 à 06h00 - PROPOS RECUEILLIS PAR SIMON CAENEN > simon.caenen@nordeclair.fr

Nicolas Smet, au sommet du Mont Eden (Nouvelle-Zélande) n’est pas parti seul à l’aventure.
Il pratique le Wwoofing et vit au jour le jour. À 33 ans, Nicolas Smet a quitté Wattrelos le30 septembre pour un projet un peu fou : faire le tour du monde. Dans ses bagages, outre une bonne dose d'optimisme, une berlouffe qu'il photographie aux quatre coins du globe. Interview
Qui êtes-vous?
>> J'ai 33 ans, j'habite à Wattrelos depuis l'âge de 5 ans. Je suis responsable technique dans une entreprise d'informatique et musicien amateur au conservatoire de Wattrelos.
Où êtes-vous?
>> Je suis en ce moment en Nouvelle Zélande. J'en ai fait le tour pendant trois semaines avec un Allemand que j'ai croisé début mars à Alice Springs en Australie.
Quel est le but de ce périple ?
>> Cette aventure a deux grands objectifs : découvrir le monde qui nous entoure et améliorer mon anglais.
À la fin de votre périple, quels pays aurez-vous traversés ?
>> L'Inde, la Chine, le Japon, l'Australie, la Nouvelle Zélande, le Chili, le Mexique, la côte ouest des États-Unis et enfin l'ouest Canadien. Bali, en Indonésie, est venu s'ajouter à la liste alors que j'étais en Australie.
Pourquoi une berlouffe vous accompagne-t-elle?
>> L'idée était de partir avec un objet local que je puisse prendre en photo dans chaque pays. La berlouffe est le symbole de Wattrelos. À chaque fois que je la sors, j'ai droit aux mêmes questions : « Who is it ? Where is Wattrelos ? »
Quelle est votre philosophie de vie ?
>> Pendant mon voyage, je vis au jour le jour. Je n'ai presque jamais d'échéance, donc je profite de chaque instant. Je ne réserve mes hébergements que rarement, et au plus tôt la veille. C'est ce qui me permet d'être complètement libre. Je planifie ce que j'ai l'intention de faire, ou de voir, mais sans jamais dater : je ne suis jamais en retard et donc jamais stressé.
Quelle était votre vie avant cette aventure?
>> Ma vie était relativement bien remplie, avec un travail dans l'informatique qui m'amenait à voyager. J'avais aussi mes activités au conservatoire, la rénovation de ma maison, mon cheval.
Cette vie me plaisait bien, mais était très tournée vers demain. Contrairement à maintenant où ce qui m'intéresse est exclusivement « aujourd'hui ».
Quelles sont les plus belles choses que vous avez vues ?
>> Les paysages féeriques de Nouvelle Zélande, les rizières en terrasse de Bali, la Muraille de Chine, les animaux d'Australie, les temples en Inde et au Japon.
Avez-vous déjà eu quelques frayeurs?
>> Pas vraiment. Peut-être quand je débroussaillais des herbes hautes dans le Queensland en Australie. Je n'étais pas forcément très à l'aise face aux potentiels serpents. Finalement je n'en ai pas vus.
Où dormez-vous?
>> Le plus souvent en auberge de jeunesse, et chez l'habitant en Australie lorsque je pratiquais le woofing. J'ai passé également pas mal de nuits dans le train, surtout en Australie où ce dernier est très lent avec des distances à parcourir énormes : Sydney-Perth, 4 352 km, 72 heures dans le même train, le fameux Indian-Pacific.
Comment vos proches vivent-ils cela ?
>> Grâce à Internet, nous sommes régulièrement en contact, et j'essaie de les faire participer via les photos que je poste sur mon site. Forcément, je pense à eux tous les jours. C'est certainement ce qui m'aidera à rentrer en France. C'est aussi la première fois que je reste si longtemps sans jouer de musique, je serai content aussi de retrouver mes instruments.
Comment vous déplacez-vous?
>> Entre les différents pays, c'est l'avion. Pour les déplacements locaux, c'est le train, le bus, le taxi en Inde, scooter et vélo à Bali et exceptionnellement l'avion.
Quelle est la suite de votre programme ?
>> Demain (entretien réalisé la semaine dernière, ndlr), je vais voir un match de rugby à Eden Park, puis je m'envole pour Santiago du Chili. Là-bas, je compte descendre dans le sud, en Patagonie, endroit considéré comme le bout du monde.
Quand serez-vous de retour ?
>> En juillet, mais je ne sais pas encore la date.
Un message à faire passer ?
>> Après avoir vu beaucoup de paysages magiques, de climats, de cultures, croisé des voyageurs du monde entier, j'en suis arrivé à la conclusion suivante : la France est sans doute le plus beau pays du monde.